Pâtissons donc !

Cuisine et surtout pâtisserie décomplexée, bonne et si possible créative...

14 septembre 2007

Gratin de chou-fleur

CIMG5543Honnêtement, ce soir, j'ai limite l'impression de me moquer de vous, amis lecteurs de plus en plus fidèles. Pourquoi ? Parce que d'une j'ai mangé dehors, et donc je recycle une recette qu'il y a déjà quelques semaines, et de deux parce que franchement elle casse pas trois pattes à un canard. Pas qu'elle soit mauvaise (en tout cas, moi, j'aime beaucoup), mais c'est un archi-classique sur lequel je n'ai pas fait le moindre effort d'innovation. Mais bon, ça vous changera des sandwiches, n'est-ce pas ?

La recette du jour est donc le gratin de chou-fleur, pour une personne qui se mange ça en égoïste parce que personne ne semble aimer donc je me le fais quand je dîne seul. C'est rapide et facile à préparer, ça donne bonne concience parce que le chou fleur je suis sûr que c'est un bon légume, et en plus, pour peu qu'il fasse un peu frais, un gratin bien chaud est toujours le bienvenu.

Il faut pour une personne :
- environ 200 à 250g de têtes de chou-fleur (la quantité dépend de votre plat et de votre apétit)

pour la sauce mornay :
- 20g de beurre
- deux cuillers à soupe de farine de froment
- 20 à 25cl de lait
- une bonne grosse poignée de fromage râpé (dose que vous apprécierez à sa juste valeur si j'ajoute que j'ai plutôt des petites mains pour un homme)

pour le gratin :
- une deuxième bonne grosse poignée de râpé
- deux tranches de bacon grillées à la poêle
- de la chapelure (des biscottes écrasées, c'est très bien)

Préparation : 10min
Cuisson : 5min

Il va falloir que j'apprenne un jour à noter les quantités précises que j'utilise. Le problème sur ce genre de recette, c'est que je les ai tellement faites que je dose tout au jugé, et du coup après je sais plus combien j'ai mis. Mais vous devez commencer à avoir l'habitude...

Cuire le chou-fleur 10min à l'eau bouillante salée, dans un autocuiseur (cocotte-minute).

CIMG5539Pendant la cuisson, préparer une sauce Mornay. Si vous ne savez pas faire la sauce Mornay, on peut très bien se contenter d'une béchamel avec du fromage râpé (la première grosse poignée) : c'est la même chose (j'ai vu des recettes de Mornay avec un jaune d'oeuf en plus dedans, mais je n'aime pas trop).

CIMG5537Dans un plat à gratin, disposer le chou-fleur, des languettes de bacon.

Recouvrir de sauce mornay, saupoudrer de râpé et de chapelure.

CIMG5540Saler, poivrer, ajouter une pincée de muscade et faire gratiner 5min au four à 220°C.

Déguster avec une bonne bière, parce que franchement j'avais pas envie d'ouvrir une bouteille de vin ce soir-là (et j'aime bien la bière aussi).

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12 septembre 2007

Sandwich JFK

CIMG5730Rentrant un peu tard ce soir, j'ai pas super envie de me faire de la grande cuisine, aussi je vous propose à nouveau une recette toute bête : mon sandwich JFK (jambon fromage krudités, rien à voir avec un homme politique donc). C'est un sandwich chaud et moelleux comme je les aime.

Pour un sandwich (mais en général j'en mange deux) :
- un muffin à l'anglaise (pas le gâteau, donc)
- une tranche de jambon blanc
- deux tranches de fromage à croque-monsieur
- une ou deux feuilles de laitue ou autre salade
- 2 ou 3 feuilles de menthe
- une noix de beurre
- du macis ou autre épice de votre choix (ou tout simplement du poivre)

Préparation et cuisson : 3 minutes.

CIMG5718Poser les deux tranches de fromage à croque-monsieur sur la moitié d'une tranche de jambon, et replier l'autre-moitié par-dessus (ou couper la tranche en deux et faire un sandwich de fromage pris entre 2 jambons). Faire griller sur une poêle chaude.

Pendant ce temps, couper le muffin en 2 dans l'épaisseur, et toaster.

CIMG5719Mettre un peu de beurre sur chaque toast, parsemer de macis en poudre.

Poser le jambon sur un toast, garnir de salade et de feuilles de menthe ciselées grossièrement. Replier le jambon. Fermer le sandwich avec le 2e toast.

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Manger tout de suite tant que c'est chaud.

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Voilà, c'est tout simple, mais j'aime bien : c'est très moelleux et plein de saveurs.

Posté par Totorokun à 23:53 - Les en-cas - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Burger au natto chez MyBurger.fr

Jetant un oeil à Blog-apétit, je tombe sur une recette somme toute exceptionnelle (ou en tout cas incroyable mais vraie), qui mérite d'aller voir, et que je serais presque capable de vouloir tester un soir où j'aurais un peu trop bu : le burger au natto, proposé par un sieur Boulugre qui doit avoir un côté Gaston Lagaffe pour inventer des trucs pareils.

CIMG5740Franchement, allez-y. Si vous ne connaissez pas le natto, sachez que c'est une spécialité japonaise, et plus particulièrement du Kansai (région de Kyôto/Ôsaka), à savoir du soja fermenté à l'extrème, jusqu'à un stade que l'on pourrait qualifier de pourri, et qui n'a de comparable que les meilleurs fromages français. C'est marron, ça dégage une odeur repoussante, et c'est gluant comme pas possible. On a l'impression que quelqu'un a vomi dans votre assiette.

Pourtant, il y a des gens qui affirment aimer ça. Et pas que des Japonais. Claire, du blog Clea cuisine, a même publié un billet pour nous le présenter.

Bon, je suis pas peu fier d'en avoir déjà mangé, sans être sous la contrainte, simplement pour dire "je l'ai fait". Je suis même prêt à recommencer si on me paie pour ça (sinon, faut pas exagérer non plus).

Et voilà que ce M. Boulugre nous concocte un burger au natto qui a finalement l'air presque bon. D'après lui (et pourtant il a pas l'air d'aimer le natto plus que moi), ce serait même le meilleur qu'il ait mangé. A voir, donc, et même pourquoi pas à tester. Chapeau, fallait oser.

Posté par Totorokun à 01:45 - Au fil des blogs... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Tarte au pâtisson façon crumble

CIMG5740Dimanche dernier, j'ai fait le marché (j'aime bien, mais ça m'arrive rarement), et j'ai trouvé un beau pâtisson avec une teinte jaune dorée qui va très bien pour remplacer le légume blafard dont la photo ornait la bannière de mon blog jusque là.
Et puis ça fait un bout de temps que je me dis qu'il faut quand même que je fasse une recette au pâtisson, histoire de justifier ce titre. Surtout qu'il y a des gens qui y croient et qui viennent en cherchant une recette au pâtisson, et qui doivent être bien déçus que Google les aient envoyés chez moi. Et comme en plus il faut que je prépare une tarte pour un pot ce soir à mon club d'aikido, tout tombe bien.

Je précise tout de suite que le résultat de cette recette n'est pas mauvais, que ça a même bien plu ce soir, mais que personnellement je trouve quand même pas ça transcendant. Le pâtisson a un goût... comment dire... discret, c'est le mot.

Pour une tarte de 28cm :
- 1 pâte brisée, que je vais faire moi-même avec du goût et des couleurs pour changer
- 1 joli pâtisson, pour la photo (le mien faisait 1kg200, j'ai ai utilisé les 3/4 mais j'aurais en fait pu tout prendre)
- 1 grosse cuiller à soupe de miel
- de l'anis vert en grains
- un sachet de cerneaux de noix
- du porto
- 1 oeuf
- 20 cl de lait environ (je n'ai pas mesuré)
- 70g de sucre (cassonade, c'est meilleur)
- 70g de beurre
- 100g de farine
- une poignée de flocons d'avoine


CIMG5682Voici comment j'ai "construit" cette tarte. C'est une tarte aux légumes sucrée. L'idée de base est la tarte à la courgette que j'ai fait l'autre soir, et qui m'avait fait découvrir que la courgette c'est très bon un peu sucrée. Sauf qu'au lieu de faire une quiche, je fais un crumble pour changer, mais avec quand même un fond de tarte (il va falloir manger avec les doigts, et sans fond de tarte c'est pas très propre). Et pour que les morceaux de légume restent à leur place dans la tarte, sous le crumble, j'ajoute un genre de flan, mais sans fécule.

Tout commence avec le bestiau. En fait, non. Tout a commencé par la cuisson à blanc du fond de tarte, mais c'était une mauvaise idée. Donc on ne cuit pas le fond de tarte, et tout commence bien avec le pâtisson.

CIMG5715C'est rond, ferme, avec une peau légèrement cireuse. On place délicatement sur une planche à découper solide, on préparer les ustensiles, on prend une photo, et d'une main ferme on tranche le légume innocent. Rien à dire, ça ressemble bien à une courge. La chair est jaune pâle, ferme, et il y a des grosses graines au milieu.

CIMG5716Je taille en dés d'environ 1,5 cm (il faut bien sûr enlever la peau), que je fais fondre à feu doux sous couvercle. A mi-cuisson, j'ajoute une bonne cuillerée à soupe de miel, et une dose sympathique d'anis vert. Quand la chair est bien fondante, j'enlève le couvercle pour la sécher un peu (le pâtisson comme toutes les courges contient 95% d'eau, si on ne le sèche pas, il va rendre dans la tarte à la cuisson). En même temps, j'ajoute des cerneaux de noix broyés grossièrement. J'aurais bien mis des noisettes, mais je n'en avais plus.

CIMG5733Pendant ce temps, foncer un moule à tarte avec une pâte brisée. Faire un appareil à flan en battant un oeuf avec à peu près 20cl de lait.

Disposer les légumes dans le fond de tarte. Déglacer la sauteuse avec un peu de porto, et l'incorporer à l'appareil à flan.

Verser l'appareil à flan sur les légumes. Le but n'est pas de les recouvrir, mais d'avoir une légère couche au fond de la tarte pour tenir les morceaux entre eux.

CIMG5735Préparer le crumble : dans un cul de poule, verser 100g de farine (celle que vous voulez), une grosse poignée de flocons d'avoine, 70g de cassonade et 70g de beurre. J'ai ajouté un peu de macis, mais en fait il ne se sentais pas beaucoup. Mélanger le tout jusqu'à obtenir une consistance sablée. Je précise tout de suite que j'aime mon crumble avec plutôt pas mal de sucre et de beurre, donc pas trop sablé. Je n'aime pas du tout quand le crumble est farineux. Ces proportions donnent donc un crumble qui reste assez ferme avant cuisson.

Répartir le crumble sur la tarte en l'émiettant entre les doigts.

Cuire 30min à 160°C, puis passer rapidement sous le gril pour dorer le dessus.

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Dégustation
Nous avons mangé cette tarte froide, arrosée d'un petit rosé des Cévennes. Ce qui a plu : c'est une tarte finalement peu sucrée ; le petit goût anisé apporte de la fraîcheur ; les noix sont présentes sans prendre le dessus. Ce que j'ai regretté : comment dire... le pâtisson, ça a pas des masses de goûts. Il est plus là pour apporter de la consistance, et assure d'ailleurs très bien ce rôle, mais question saveurs je le cherche encore. Je referais plus volontier avec du potiron, de la courge muscade, voire de la courgette ou même des carottes.
CIMG5737J'ai voulu essayer de cuire le fond de tarte à blanc, c'était une erreur. La pâte était très bien à la première cuisson, mais est devenue toute sèche et dure à la seconde cuisson. Il donc mieux valu cuire tout ensemble directement.

Conclusion
Voilà, j'ai fait une recette au pâtisson. Le légume est très graphique, mais pour être franc je ne suis pas fan. Sur certains sites, on parle d'un léger goût d'artichaud. J'ai peur de l'avoir un peu étouffé sous les noix et les épices, mais comme de toute façon je n'aime pas l'artichaud...
CIMG5738Sinon, ce n'est jamais qu'une sorte de grosse courgette plate à la forme amusante. On peut le faire en gratin, en soupe ou de toute autre manière de cuisiner la courgette. J'essaierai peut-être même un jour en ratatouille. Mais pas tout de suite.

Posté par Totorokun à 01:19 - La cuisine salée - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pâte brisée maison avec du goût et des couleurs

CIMG5711C'est comme ça, je me suis fait une raison : je suis un gros flemmard. En l'occurence, j'achète presque toujours mes pâtes en rouleau tout prêt, au lieu de les faire moi-même. Mais voilà, un blog donne de mauvaises habitudes : on se met à vouloir faire les choses bien. Alors même si je compte bien continuer à acheter mes pâtes feuilletées (vraiment trop de boulot), je peux au moins faire une pâte brisée moi-même pour ma tarte au pâtisson, histoire de faire quelque chose qui ait un peu de goût.

La pâte brisée, c'est la plus simple des pâtes à tarte. Le principe de base est 1 dose de beurre, 2 doses de farine (celle qu'on veut), un pincée de sel et un peu d'eau pour ajuster la consistance. D'ailleurs, pour mémoire, je vous ai mis les 2 recettes du livre de ma Maman. Pour cette fois, je vous propose une pâte brisée qui ait un peu de goût : farine d'épeautre, huile d'olive et grains de pavot.

CIMG5705L'épeautre est une céréale de la même famille que le blé (froment), mais dont la culture a été abandonnée ou presque car elle a un faible rendement, et de plus le grain garde son enveloppe au battage, il faut donc le décortiquer avant de le moudre, ce qui coût plus cher. Il ne faut pas confondre avec l'engrain, qui est aussi appelé petit épeautre et est typique de la Provence, mais est une autre céréale.
Revenue à la mode dans la cuisine d'inspiration bio, on la trouve facilement dans les magasins bio, en farine blanche ou complète. C'est une farine moins fluide que le froment, ça peut être une bonne idée de la tamiser.

L'huile d'olive va très bien dans la pâte brisée, en lui apportant un léger goût qui variera selon l'huile utilisée (douce et fruité, puissante, citronnée... y'a plus que le choix dans les huiles d'olive). Attention, une pâte à l'huile ne doit pas être cuite à plus de 160°C sous peine de dénaturer l'huile.

Une bonne question est de savoir combien mettre d'huile. Je vais pour cela appliquer ce que je sais de la gastronomie moléculaire. La recette classique utilise du beurre. Le beurre, c'est une émulsion d'eau dans de la matière grasse laitière, dans des proportions réglementraires d'au moins 82% de la masse de lipides (matière grasse) pour au plus 16% d'eau (le reste, ce sont les protéines et notamment la caséine, le lactose, ou sucre du lait, et des vitamines et autres minéraux). La recette de base donne 1 quantité de beurre pour 2 de farine. Là, j'ai 550g de farine, soit 275g de beurre. L'huile, c'est 100% de lipides. Je remplace donc le beurre par environ 80% de 275g = 220g d'huile, soit 240ml ou encore 16 cuillers à soupe.

En fait, je ne mets que 8 cuillers d'huile (dosage déterminé au jugé, avant de faire le calcul ci-dessus), et ma pâte a toujours eu l'air de très bien s'en contenter. Mais ça mérite une expérimentation approfondie, que je ferai peut être un jour si j'en trouve le courage.

CIMG5706En théorie, il faudrait aussi 55g d'eau, mais comme de toute façon on ajoute de l'eau en quantité suffisante pour avoir la bonne consistance, il n'y a pas besoin de doser l'eau.

Et puis comme j'ai acheté des grains de pavot bleu hier, donc je vais en mettre dedans, ça fait joli.

Pour 3 abaisses (fonds de tarte) :
- 250g de farine d'épeautre
- 250g de farine de froment
- 50g de farine de châtaigne (pour plus de goût encore)
- 120ml d'huile d'olive
- 1 pincée de sel
- un peu de graines de pavot bleu
- un peu d'eau froide

On peut varier les farines en utilisant :
farines à gluten : seigle, orge, engrain, farines bises ou complètes...
farines sans gluten : riz, maïs, sarasin, châtaigne...

On peut aussi incorporer des flocons d'avoine dans la pâte, de la poudre d'amande, de noisette, de noix... J'ai vu des recettes à la purée d'amande, personnellement je n'ai pas encore essayé, mais il faut prendre en compte que les amandes comme tout les oléagineux vont apporter leur propre huile, et ajuster en proportion.

On peut aussi parfumer avec les épices (pâte au cumin pour les tartes au fromage) ou les aromates de votre choix (thym, romarin, estragon, basilic...), mettre des colorants... bref, amusez-vous !

CIMG5708Mettre les farines dans un cul de poule, ajouter le sel, les grains de pavot et l'huile. Pétrir vivement du bout des doigts jusqu'à avoir une consistance un peu sablée. Ajouter progressivement un peu d'eau jusqu'à avoir la bonne consistance : la pâte doit être souple et ne pas coller aux doigts.

Il faut pétrir rapidement et pas trop longtemps, sinon la pâte devient trop moelleuse et se rétractera à la cuisson.

Faire une boule, laisser reposer si on veut (je ne le fait jamais, j'ai la flemme je vous ai dit). En reposant, la graisse s'incorpore mieux à la farine, et la pâte se comporte mieux à la cuisson. Couper en 3 pâtons, les étaler au rouleau sur un papier sulfurisé. Rouler la pâte et le papier pour conserver au congélateur.

CIMG5710Si on utilise tout de suite, on peut étaler la pâte avec les doigts directement dans le moule à tarte, ça fait plus "rustique" (parce que vous comprenez, dans les fermes, dans le temps, ils avaient même pas de rouleau à pâtisserie... on nous fait croire de ces trucs quand même !).

La pâte brisée se conserve 6 mois au congélateur, et dégèle en une nuit au réfrigérateur.

Cuisson à blanc : 20 à 25 min à 160°C, avec des haricots dessus pour ne pas gonfler.
Il ne faut pas oublier de piquer la pâte avec une fourchette avant cuisson.

CIMG5712Autre technique : la couronne de papier alu de Chef Simon. C'est ce que je fais toujours, faute de haricots, et ça marche très bien. Sur la photo, les piqures à la fourchette ne se voient pas à cause des grains de pavot, mais je vous assure que je l'ai fait.

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11 septembre 2007

Cuisiner un pâtisson

CIMG5682Hier, j'ai trouvé un joli pâtisson sur le marché, d'un beau jaune qui va nettement mieux dans mon bandeau que la courge blafarde qui y était avant. Outre sa couleur vive, je l'ai aussi acheté pour préparer un truc à base de pâtisson, histoire que les gens qui tombent chez moi en cherchant ce mot n'y viennent pas pour rien (alors que c'est juste le verbe pâtisser...).
Bon, donc je suis en train de faire des essais pour une tarte au pâtisson façon crumble. S'il y a des idées, je suis preneur. Revenu dans du miel, avec un crumble aux noisettes, peut-être ?
Je précise que je cherche une idée plutôt sucrée, ou au moins sucrée-salée : je n'aime pas du tout les crumbles salés, le sucre est pour moi un élément fondamental de la texture du crumble, qui ne doit pas être farineux.

Bon, sinon, je vous raconterai demain.

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10 septembre 2007

BLT façon "Sam Vimes"

CIMG5702On est en plein milieu de l'après-midi, j'ai pas mal de boulot et je n'ai toujours pas mangé. Le contexte me semble idéal pour un BLT "façon Sam Vimes". Le BLT est un classique des sandwiches classiques. Les lettres signifient "Bacon Laitue Tomate" (Bacon Lettuce Tomato en anglais dans le texte). Et Sam Vimes, célèbre chef du Guet Municipal d'Ankh-Morpork, l'aime à sa manière : avec plein de bacon bien croustillant, un soupçon de tomate et pour ainsi dire pas de laitue...




Pour un BLT sur le pouce :
- 3 tranches de pain de mie
- 4 tranches de bacon
- 1 petite totate jaune
- laitue QSP (ou plutôt en quantité à peine suffisante)
- moutarde de Beaune à l'ancienne
- du basilic (optionnel)
- des copeaux de parmesan (optionnel mais recommandé)


Faire bien griller le bacon dans la poële, avec un peu de gras (beurre, saindoux...) pour faire encore plus "Sam Vimes" (je nie toute responsabilité envers vos artères).
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Couper la tomate en tranches très fines. Et si la tomate est jaune, comme celles que j'ai trouvé sur le marché hier, c'est encore mieux : on la verra moins sur le pain, c'est meilleur pour le moral.
Toaster les tranches de pain.

Etaler un peu de moutarde sur un toast.
Disposer des rondelles de tomates.
Placer délicatement quelques petites feuilles de salade, et un peu de basilic (parce que j'en ai du frais et que c'est bon). Ne pas trop forcer sur la salade non plus, on pourrait croire qu'on est au régime.
Couper le bacon en lanières, et en mettre une bonne dose sur la salade.

CIMG5691Sur un autre toast, étaler un peu de moutarde, recommencer, mais disposer
généreusement des copeaux de parmesan à la place du basilic.
Terminer le sandwich avec le dernier toast. Appuyer un peu. Planter des piques en bois dans 2 angles opposés pour tenir le sandwich.

CIMG5694Normalement, il y a de la salade qui dépasse sur les côtés : ça fait trop de verdure. Tailler aux ciseaux et sans concession tout le vert qui dépasse (le rouge, c'est du bacon : laisser intact).

CIMG5695Avec un couteau bien aiguisé et une main ferme, couper le sandwiche en 2 et en diagonale. Les piques judicieusement placées ont permis de garder la structure.

Déguster bien entendu avec une bonne bière.

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Variantes et commentaires :
La recette originale du BLT (qui remonte tout de même à 1929) utilise plutôt de la mayonnaise. Mais mon idée de Sam Vimes aime la moutarde.
Le BLT des puristes n'a pas de fromage, mais Sam Vimes ne peut qu'aimer le parmesan, non ?

Pour faire un vrai club sandwich à l'anglaise, il faut utiliser un pain de mie anglais, avec des grandes tranches, et couper la croûte. Il existe aussi des pain de mie sans croûte aujourd'hui. Mais bon, mon principe de base en matière de sandwich maison reste "fait avec ce qu'il y a".

Attention, j'utilise de la moutarde à l'ancienne, avec les grains, et donc assez douce. Si vous utilisez de la moutarde fine, la toute lisse, il vaut mieux n'en mettre que sur le toast du milieu, sinon le goût du bacon n'est plus assez présent.

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On peut aussi le faire en sandwich roulé, mais là je n'avais plus de pain plat. Sur les photos ci-dessus, j'ai utilisé des totates rouges, de la roquette, du parmesan et un filet d'huile de noix. Il reste à ajouter le bacon, rouler et couper en deux.

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08 septembre 2007

Suis-je un kitchen-plouc ?

Parcourant la blogosphere la bouche pleine, je découvre un article déjà plus tout neuf d'une gourmande sympathique qui nous explique qu'elle est une kitchen-plouc. Et le hasard étant ce qu'il est, je tombe quelques minutes plus tard sur le nouveau post de Mercotte qui teste son nouveau four. Et là, ma conviction est faite. Je suis un kitchen plouc corps et âme, malgré tout le snobisme que je peux mettre à montrer que moi aussi je sais faire des recettes tendances et citer des grands noms.
Je précise que je ne critique pas du tout l'approche de Mercotte et autres bloggueurs sur-compétents : j'adore son blog, ses recettes, et je rêve d'avoir un jour une cuisine comme la sienne ! (et de faire aussi bien les macarons. Et de maîtriser comme elle le chocolat. Et...)
Mais bon, rien à faire, on ne joue pas dans la même cour.

Alors, non, moi non plus, je n'ai pas tout le matériel génial et impressionnant que je découvre sur le net. J'ai eu l'impression d'être équipé comme un pro le jour où j'ai acheté un saladier en métal chez Ikea, que j'ai instantanément rebaptisé cul de poule pour faire comme le chef Simon. Je n'ai pas de robot à pétrin. Je n'ai pas de tumbler (bon, j'en avais un bien pratique, je l'ai échangé contre un robot multi-plein de trucs que je n'utilise jamais et qui me prend trop de place). J'ai juste un batteur qui a une extension pour faire robot plongeant : je l'appelle Sophie, parce que c'est une girafe. Je râpe à la main, ou avec une moulinette (que Mathusalem avait déjà acheté chez un antiquaire). Je n'ai pas de sorbetière, ni de yaourtière, ni de gauffrière, ni de machine à pain. Je n'ai même pas de plaque de pâtisserie (mais je reconnais que ça me manque). Je dois avoir 3 livres de cuisine (non pardon 5 avec mes 2 livres de cuisine japonaise, et même 6 si j'ajoute une revue de pâtisserie que j'ai acheté là-bas, mais comme je lis pas le japonais...).

Je ne lis aucune revue de cuisine. Je ne regarde aucune émission de cuisine. Le seul chef que je suive régulièrement, c'est Gagnaire, parce qu'il travaille avec This et que j'aime la gastronomie moléculaire (restes d'une courte formation en chimie).

Par contre, j'ai une cafetière. Mais attention, le modèle de base. A filtres. J'ai un grille pain, un four (à chaleur tournante et pyrolise, quand même, parce que bon, pour la pâtisserie c'est quand même nettement mieux), un micro-onde, un mini congélateur et un petit frigidaire. Et mon grand luxe dans mon nouvel appartement, c'est que j'ai une plaque de cuisson à gaz. Et ça c'est le bonheur. J'ai un chinois, une maryse depuis 2 semaines (avant, je savais même pas à quoi ça servait), un jeu de casseroles (5, mais 3 suffisent amplement), 2 poêles (une petite, c'est très pratique), deux cocottes-minutes (de récup toutes les 2, et la grande reste à la cave). Et deux galetières (enfin, une galetière et une crèpière), je peux pas travailler si je les ai pas en cuisine, je suis un fétichiste des crêpes. Et on m'a offert un cuiseur à riz, ça a changé ma vie (beaucoup plus que le micro-onde).

Ah si, je suis fier de mes couteaux, en particulier ceux que j'ai ramenés du Japon. Il faudra que je les prenne en photo un jour, surtout mon couteau à pâtes (mon plus grand luxe : je l'ai acheté mais il ne me sert à rien). Parce que des bons couteaux, ça change énormément de choses.

Et mon rêve, ça serait d'avoir une mandoline. Non, correction. Si j'ai le choix, je préfère avoir un marbre, pour pouvoir essayer la confiserie, avec une belle bassine en cuivre. Quand j'étais petit, je regardais travailler un confiseur artisanal tous les étés, et c'est resté un rêve de gosse.

En cuisine, j'aime les produits (même si je ne vais pas au marché, à part des fois en vacances). J'aime expérimenter. J'aime chercher de nouvelles associations, même si je suis loin d'être aussi talentueux que la majorité des blogueurs. Je part du principe que si les pros y arrivent, je dois pouvoir faire un truc ressemblant avec mes moyens à moi (parce que franchement, mais alors franchement, ben c'est pas souvent vrai. Faut quand même la formation et le matériel. Mais bon, tant que j'y croie, je progresse). Je suis exigeant avec moi-même, et je préfère travailler "à la main". Je me suis mis sérieusement à la cuisine le jour où j'ai fait mon premier fraisier. Tout s'est démythifié quand j'ai réalisé que je savais tout faire, j'avais juste besoin de beaucoup de temps (parce que je suis pas un pro, j'ai du mal à faire plusieurs choses en même temps) et de beaucoup d'organisation (une grande école de vie, pour moi qui suis bordélique au possible).

J'ai mordu à fond le jour où j'ai créé de A à Z ma première buche de Noël, qui rencontre un franc succès chaque fois que je la fais (je l'ai déclinée sous un format d'entremet plus classique), même si elle ne nécessite aucune expertise particulière, et aucun matériel (heu, si, un batteur, parce que monter des blancs au fouet, c'est fatiguant).

Tout ça pour dire qu'on peut faire des choses très bien sans avoir tout plein de super matériel. Je suis convaincu que ça aide beaucoup. Depuis une chronique de JP Géné sur le Thermomix, je veux bien croire qu'il y a des robots qui peuvent apporter un plus (même si j'investirais dans un Kitchen Aid avant). Mais bon, le top du top pour moi, ça sera le jour où je saurai monter des blancs en neige à la fourchette. J'ai déjà vu faire, et ça vaut tous les robots du monde...

Ah, j'oubliais : un jour, j'ai quand même acheté une spatule de pro chez Dehillerin. Une vraie. De pro. Une avec un manche en bois sombre et une lame en métal arrondie au bout. Une spatule ordinaire, quoi, mais de pro.

Bon, je sais pas pourquoi je raconte tout ça. J'ai fait ce blog pour partager mes expériences, pas entamer une thérapie. Ca doit être l'heure.




PS : ceci dit, si j'avais la place, un four double à vapeur comme celui de Mercotte, ça me tenterais bien quand même ;o) Kitchen plouc peut-être, mais pas au point de pas avoir un peu envie de bon matériel...

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Panna cotta Nutella-amande (la recette)

CIMG5677Une idée qui m'est venue en combinant une irrésistible envie de panna cotta et la lecture des commentaires sur mon blog, où plein de gens ont l'air d'aimer le Nutella. Je raconte tout dans le message suivant, ici je ne mets que la recette.

Pour 2 personnes :
20cl de crème fraîche liquide
5cl de lait
30g de cassonade
1 grosse cuiller à soupe de Nutella (vraiment grosse)
3 feuilles de gélatine
arôme amande amère
une poignée d'amandes effilées

Préparation : 15 minutes
Attente que ça prenne : 15 minutes, puis 2 heures.


Pour cette recette, pas de photos intermédiaires : la crème bouillue, c'est pas très photogénique.

Mettre la gélatine à détendre dans de l'eau froide. On peut sans problème remplacer la gélatine par de l'agar-agar, ce que je recommande en général, mais je n'ai que du kanten (de l'agar japonais, en grandes fibres), le paquet est énorme et il est planqué au fond du placard parce que sinon il tombe tout le temps et j'ai eu la flemme alors que j'avais la gélatine là juste devant.

Dans une casserole, faire bouillir la crème, le lait et la cassonade.
Pendant ce temps, faire griller les amandes effilées dans une petite poêle.
Dès l'ébullition, retirer du feu et répartir dans 2 grands bols.
Dans le premier bol, ajouter un peu d'arôme amande amère. Attention, c'est un parfum très fort, mais il faut quand même ce qu'il faut, n'est-ce-pas ? Incorporer au fouet, sinon l'arôme a tendance à faire des yeux en surface.
J'espère que vous n'avez pas laissé les amandes sur le feu, maintenant elles sont bien grillées. Les ajouter à la crème amande, et en gardant un peu pour le décors. Réserver à température ambiante.
Dans le deuxième bol, ajouter le Nutella, et fouetter vivement pour incorporer.
Dans chaque bol, incorporer la gélatine.
Attendre un peu que ça refroidisse.

CIMG5678Dans chaque ramequins, verser la moitié de la crème Nutella, en tenant le ramequin légèrement penché. Mettre au congélateur pour faire prendre rapidement.
Le congélateur est important : au frigo, ca met trop de temps, et la crème amande attend à température ambiante, ce qui n'est pas terrible question hygiène. Mais si on met la crème amande au frais, elle va prendre aussi...

Dès que ça a pris (ou à peu près pris, il faut pouvoir redresser le ramequin sans que la crème Nutella perde sa forme penchée), verser doucement la crème amande par-dessus. Réserver au frigo au moins 2h.

On peut utiliser des jolies verrines et servir tel quel. On pourra varier les verrines en mettant un coup le Nutella dessous, un coup dessus.

Sinon, on démoule en trempant le ramequin dans de l'eau chaude, et en passant une lame de couteau fine autour. Retourner dans l'assiette de service et décorer avec les amandes effilées.

CIMG5681

Dégustation :
Ainsi que je l'ai écrit ailleurs, je trouve ça franchement très bon. J'en suis surpris.

Posté par Totorokun à 00:40 - Les crèmes et entremets - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Panna cotta Nutella-amande, Tarte Courgette, Carotte et Vache Hilare et autres Chroniques du jour...

CIMG5675Au menu ce soir :
dans l'ordre chronologique de décision des plats, avec un lien direct aux recettes pour les gens pressés :
- panna cotta bicolore amande-nutella
- tarte courgette carotte vache hilare
- canapés de foie de cabillaud


Pour changer des recettes écrites il y a presque 1 mois et que je ne sors que maintenant, ce soir c'est la chronique en presque direct du repas de ce soir.

La Chronique de la Panna Cotta Nutella-Amandes

Ca fait un bout de temps que je traîne des envies de panna cottas. L'autre jour, dans un livre de recettes sur le chocolat feuilleté en prenant un café à une aire d'autoroute, je suis tombé sur une panna cotta au chocolat noir qui m'a pas mal plue. En fait, plutôt qu'un bête gel marron fonçé, je me suis dit que ça serait marrant de faire une panna cotta marbrée. Et j'ai déjà un peu l'expérience des gels bicolores dans la confection de wagashis, donc ça devrait aller. CIMG5679Donc, murissait dans ma tête une image d'entremet en noir et blanc (le chocolat, j'entend). Et puis ce soir, en regardant les statistiques de mon blog (160 visiteurs aujourd'hui ! Arrêtez, je vais croire que ce que je raconte a le moindre intérêt (sourire faussement modeste dans une bulle jaune)), et surtout les commentaires, j'ai eu l'inspiration géniale : la panna cotta au Nutella. Mouais. Bonne base, mais bon, Nutella, y doit déjà y en avoir plein le Net. Ah tiens, non, j'en trouve pas si facilement sur Google, mais bon. Et si je combinais avec cette idée bicolore ? Chocolat blanc ? Bof, trop proche du Nutella. Ah tiens, amande.

Excusez-moi, je reviens, y'a le four qui sonne pour dire que la tarte est cuite.

Voilà, où en étais-je. La panna cotta, donc. Nutella amandes, ça ça doit aller.
Avec des petites amandes effilées dans la crème blanche, pour un petit côté craquant que j'adore dans la panna cotta.
Bon, je vais quand même mettre les recettes à part, histoire de les retrouver rapidement. La recette de ma panna cotta nutella amandes est ici.

Pendant que la crème prend au congélateur, je me dis qu'il est plus que temps de songer au dîner. J'ai faim. Malheur, le frigo commence à ressembler à une grande boite blanche, froide et surtout vide. Il reste 2 malheureux oeufs qui se seraient bien battus en duel s'ils avaient trouvé leurs seconds, une courgette de taille raisonnable, et 3 petites carottes qui s'en allaient glaner au champs.
S'en furent ce soir me demander : as-tu de la pâte de côté ? Venez, venez petits légumes, j'ai un rouleau de pâte brisée.

La Chronique de la tarte Courgettes-Carottes-Vache Hilare

CIMG5673Ingrédients :
1 grosse courgette
3 petites carottes
1 pâte brisée
2 (ou 3) oeufs
20cl de crème fraiche liquide
5 portions de Vache qui Rit
des épices comme on aime
un peu d'alcool de son choix (cognac, whisky, gin...)

Préparation : 20min.  Cuisson : 20min.

Eplucher la courgette et les carottes.

CIMG5665  CIMG5666

Couper la courgette en gros dés, les carottes en plus petits, et mettre à feu doux dans une sauteuse (en l'occurrence, dans une poêle avec un couvercle par flemme de sortir la sauteuse), pour faire fondre les légumes.

J'ajoute du quatre-épice et une bonne dose de grains d'anis vert, pour que ça soit bien parfumé.

La chronique de la panna cotta (suite)

Les choses étant bien faites les jours où je sens que je tiens des bonnes recettes, a peine ai-je mis les légumes à cuire qu'il est pile poil le temps de sortir la panna cotta du congélateur pour verser la deuxième couche et remettre au frais.

La chronique de la tarte courgettes-tomates-vache hilare (suite)

CIMG5669

A mi-cuisson, j'ajoute une bonne cuiller à soupe de miel, et j'enrobe bien les légumes dedans.

La Chronique des Canapés de Foie de Cabillaud (le début, le milieu et la fin tout ensemble en une seule fois)

Bon, pendant que les légumes cuisent, je vais m'occuper du dessert. Ah non, c'est fait. Bon, j'ai diablement faim. Le frigo criant famine lui aussi, je vais plutôt écumer les conserves. Tiens, une boîte de foie de cabillaud. Miam, c'est bon, ça.

Heu, oui, sur la boîte c'est écrit "foie de morue". Mais la morue et le cabillaud, c'est le même poisson. Enfin, en gros. Attention, faut suivre, la différence varie selon le contexte : sur le bateau de pêche, la morue c'est les vieux poissons (ça doit être de là qu'on parle de vieilles morues), et le cabillaud c'est les jeunes poissons. Mais arrivé sur le plancher des vaches, la morue c'est celle qui est salée et le cabillaud celui qui est frais (ou surgelé). Rien ne dit comment ça s'appelle en conserve. Et puis maintenant, dans les restaurants branchés, le cabillaud c'est le poisson un peu peuple (mais moins pire que la morue, qui reste le plat du prolétaire lusitanien, n'est pas), alors comme on veut être fooding, on sert de la morue fraîche (vieille ou jeune, ils ne disent pas). Donc chez moi, histoire d'être en avance d'une étape sur la mode, le foie de morue est du foie de cabillaud. J'ai dit.

Ah tiens, d'ailleurs, je sais pas si en fait c'est de la morue (ou du cabillaud) de l'atlantique nord ou de l'atlantique sud. Parce que dans le second cas, c'est même pas de la morue. C'est le nom qu'ils donnent à un autre poisson parce que de toute façon la morue on a déjà tout pêché et que ça devient plus rare que le thon, qui lui même va pas tarder à être plus rare que le t-bone de lamantin.

CIMG5667J'ouvre la conserve, je verse soigneusement dans l'évier l'huile qui est certifiée n'être que l'exsudat du foie, de l'huile de foie de morue donc, très bonne pour la santé et pleine d'oméga-3 et que je sais que je devrais pas la jeter.
Oui, oui, "l'huile extraite du foie de morue est réputée aider à la croissance et au développement intellectuel des enfants, même si ces derniers ne l'apprécient pas pour son goût. Elle est particulièrement riche en acides gras essentiels Oméga-3. Elle est aussi traditionnellement recommandée en cas d'ostéoporose ou de fracture." Dixit Wikipédia.

Je me fait des toasts, j'étale le foie de cabillaud dessus, quelques gouttes de citron, et c'est très très bon. Surtout que j'ai très très faim et que rien n'est prêt. Mais c'est bon aussi quand j'ai pas faim.

La Chronique de la tarte Courgettes-Carottes-Vache Hilare (suite encore)

Quand les légumes ont bien fondus (vous vous souvenez, ils sont toujours sur le feu), j'enlève le couvercle et je remonte un peu le feu, pour dessécher un peu (sinon, les courgettes rendent de l'eau pendant la cuisson et c'est raté).

CIMG5674Excusez-moi encore une minute, je me sert une part de tarte, j'ai trop faim (si vous ne l'aviez pas compris).

Voilà. Oulà, miam, c'est super carrément bon. Franchement, essayez.

Donc pendant que les légumes sèchent, je mets le four à préchauffer et je fonce un moule pas trop grand et avec des hauts bords avec de la pâte brisée.
Je bas en omelette les 2 oeufs (il aurait mieux valu trois, mais j'en ai que deux) avec 20 cl de crème fraîche.
J'étale les légumes au fond.

CIMG5671Comme il reste plein de bon goût au fond de la poêle, je déglace la poêle avec une lichée d'alcool. Je voulais mettre de l'armagnac, mais la bouteille de Jack Daniels a été la première à sortir du bar, donc va pour du bourbon. Ca ira bien avec le miel, de toute façon. Je verse l'alcool dans les oeufs et je bas un peu avant de verser le tout sur les légumes.
J'enfonce les portions de vache qui se marre au milieu des légumes, histoire de donner un petit goût régressif bien dans l'air du temps, et j'enfourne à 200°C pendant 20 minutes.

La chronique de la panna cotta (la suite aussi)

Ben c'est pas tout, mais c'est que j'ai toujours faim, moi, et c'est pas le verre de gaspacho que je me suis enfilé avec les toasts de foie de -morue- cabillaud qui m'a calé. Tiens, jetons un oeil aux pannas cottas. Nickel, elles sont bien fermes. Je goûte la toute petite spéciale de dégustation.
Rôlala, c'est génial. Pile ce que je voulais. Toute la douceur du Nutella qui joue avec l'amertume de l'amande, le petit côté fondant/craquant avec les amandes effilées. Presque parfait. Ah oui, faut mettre dans une assiette avec une déco pour prendre la photo. Et bien vous attendrez que j'ai fini de manger.

La chronique de la tarte courgettes-tomates-vache hilare (cette fois c'est la fin pour celle-là)

Heu... là mon message boucle, parce que c'est le moment de dire que je déguste la tarte quand elle sort du four, mais je l'ai déjà dit. Bon, ceux qui ont tout lu savent déjà que c'est super bon, et que j'adore. Voilà. Une dernière photo.

CIMG5676

La chronique de la panna cotta (pour finir)

CIMG5677Je dresse sur une toute petite assiette bleue pour contraster avec le marron, et un peu d'amandes effilées que j'avais pensé à garder pour la déco. Pour démouler, il faut tremper le ramequin quelques instants dans l'eau chaude, et faire le tour avec la lame d'un couteau fin.

CIMG5681Première cuillerée : c'est trop bon. J'ai commencé par le côté plutôt amande, le Nutella est à peine présent. Et plus on déguste, et plus le Nutella vient adoucir le dessert. C'est tout un dégradé de douceur qui se déroule au fur et à mesure. Ho là là, c'est trop bon, faut que j'en refasse ce week-end  !


Bon, et je sais toujours pas quoi faire avec mes mirabelles, moi...

Posté par Totorokun à 00:35 - La cuisine salée - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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